La Bataille de Gaulle cumule exactement 4 416 788 entrées en France au 4 août 2026. D’après le Top 40 publié par Le Film français le 7 août, L’Âge de fer atteint 2 464 773 entrées et J’écris ton nom 1 952 015. Le diptyque d’Antonin Baudry se trouve ainsi à 83 212 billets du seuil de 4,5 millions, après un premier démarrage inférieur à 400 000 entrées.
Le cumul des deux films en chiffres
| Volet | Sortie française | Cumul au 4 août 2026 |
|---|---|---|
| L’Âge de fer | 3 juin 2026 | 2 464 773 entrées |
| J’écris ton nom | 26 juin 2026 | 1 952 015 entrées |
| Total | 4 416 788 entrées |
Les dates sont confirmées par les fiches officielles de la première partie et de la seconde partie chez Pathé Films. Les cumuls proviennent, eux, de la semaine du 29 juillet au 4 août publiée dans le numéro 4245 de Le Film français.
Pourquoi le premier week-end avait inquiété
Au lancement de L’Âge de fer, moins de 400 000 billets avaient été vendus sur la première semaine. Pour un projet historique conçu en deux films et porté par une production d’une telle ampleur, ce niveau faisait naître un doute simple : le public allait-il attendre la suite, ou abandonner le récit avant son second volet ?
La courbe a ensuite changé de direction. Le Monde a décrit une baisse d’environ 40 % en deuxième semaine, puis des progressions de 17 % et de 114 % lors des deux semaines suivantes. Ce rebond inhabituel a coïncidé avec l’arrivée avancée de J’écris ton nom et avec la Fête du cinéma. Ces facteurs peuvent avoir amplifié le mouvement, sans suffire à mesurer séparément leur effet.

Un rattrapage construit par le diptyque
Le résultat actuel ne correspond pas au schéma d’un film qui réalise l’essentiel de ses entrées au démarrage. Il montre au contraire une carrière cumulative. La sortie du second volet a remis le premier au centre de la conversation, tandis que les spectateurs pouvaient envisager les deux parties comme une expérience complète.
Le choix du diptyque a donc créé un risque au départ, mais aussi un mécanisme de relance. Chaque film a pu nourrir la visibilité de l’autre. La première partie, consacrée à l’effondrement de 1940 et au départ vers Londres, installe le refus de la défaite. La seconde poursuit la construction politique et militaire de la France libre. Simon Abkarian incarne Charles de Gaulle dans les deux volets.
Peut-on parler de succès pour La Bataille de Gaulle ?
Oui, si l’on parle de fréquentation. Plus de 4,4 millions d’entrées cumulées constituent un résultat public solide et contredisent l’idée d’un rejet durable après la première semaine. La proximité du seuil de 4,5 millions rend aussi probable son franchissement si les deux films poursuivent leur exploitation.
Ce chiffre ne permet toutefois pas, à lui seul, de conclure sur la rentabilité. Il faudrait connaître les coûts définitifs, les recettes revenant aux producteurs et distributeurs, les ventes internationales et l’ensemble des fenêtres d’exploitation. L’article répond donc à la question du succès en salles, pas à celle d’un bilan financier complet.
La distribution et les scènes collectives au cœur du spectacle
Le film réunit notamment Simon Russell Beale, Florian Lesieur, Benoît Magimel, Mathieu Kassovitz, Loïc Corbery, Anamaria Vartolomei, Niels Schneider, Karim Leklou et Thierry Lhermitte. Le travail sur les foules, les combats et les décors est documenté par le Centre national du cinéma. Il rappelle que l’ampleur visible à l’écran dépend autant des premiers rôles que des équipes techniques et des nombreux interprètes présents dans les scènes collectives.
Dans un registre contemporain et comique, Les Gendarmes illustre une autre manière de construire un film français autour d’un groupe. Les comédiens qui cherchent à comprendre les étapes de représentation peuvent consulter notre guide pour trouver un agent artistique. Une annonce active pour incarner des soldats dans un docu-fiction historique montre aussi, à une autre échelle, comment se recrutent les silhouettes d’un récit d’époque.
La trajectoire de La Bataille de Gaulle reste donc plus instructive que son seul classement hebdomadaire. Parti sous les 400 000 billets, le projet a transformé la sortie rapprochée de ses deux volets en rattrapage spectaculaire. Au 4 août, il ne lui manque plus que 83 212 entrées pour atteindre 4,5 millions.

