Disponible aujourd’hui, samedi 14 février 2026, Thelma débarque sur Netflix en France . Et si la date évoque spontanément les comédies romantiques, ce film-là avance sur un autre terrain : celui d’une comédie d’action malicieusement décalée, portée par une idée de casting qui fait toute la différence. À 93 ans, une grand-mère se retrouve flouée par une arnaque téléphonique et décide de partir récupérer son dû. Le concept pourrait tenir du sketch ; la distribution, elle, lui donne du poids, du rythme et un vrai supplément d’âme.

(À ne pas confondre avec un autre film intitulé Thelma sorti en 2017 : ici, il s’agit bien du long-métrage américain de 2024 avec June Squibb.)

Présentation générale du film : une intrigue pensée comme un “film d’action” à hauteur d’aînée

Thelma suit Thelma Post, veuve de 93 ans vivant à Los Angeles, qui envoie 10 000 dollars à un escroc se faisant passer au téléphone pour son petit-fils . Quand la famille réalise la supercherie, tout le monde veut la protéger, la ménager, décider à sa place. Sauf que Thelma refuse le rôle de “petite vieille” qu’on lui assigne : elle s’échappe, remonte la piste, et se lance dans une expédition urbaine où chaque obstacle du quotidien devient une scène de tension.

Le film est écrit et réalisé par Josh Margolin, qui signe aussi le montage . Cette triple casquette se ressent dans la manière de construire les situations : la comédie naît du décalage (la lenteur, les contraintes physiques, la technologie), mais la mise en scène évite la moquerie. Et là encore, la réussite tient beaucoup au casting : il fallait des interprètes capables de jouer à la fois l’action, la fragilité, la dignité, et surtout l’entêtement.

Casting et distribution : acteurs principaux

June Squibb (Thelma Post) — la “leading lady” tardive qui change tout

Le film repose d’abord sur un pari : confier le premier rôle à June Squibb. Le pari est gagnant parce que Squibb ne joue pas “une grand-mère héroïque” comme un concept, elle joue Thelma comme une personne entière : drôle, susceptible, fière, parfois perdue, mais jamais réduite à son âge. Le film s’appuie sur son charisme naturel et son sens du timing, en la laissant traverser des registres très différents : la panique, la honte de s’être fait avoir, puis l’énergie presque adolescente de la revanche.

Squibb arrive avec un bagage qui crédibilise immédiatement le personnage : elle a été nommée à l’Oscar pour Nebraska , et cette capacité à faire exister une émotion en deux répliques sert ici à chaque scène. Autre détail important côté “distribution” : sur certains supports, Squibb est également créditée productrice exécutive du film , ce qui raconte quelque chose de l’alignement artistique autour d’elle.

Fred Hechinger (Daniel “Danny” Markowitz) — le petit-fils, miroir émotionnel de Thelma

Face à June Squibb, il fallait un partenaire qui ne soit ni un faire-valoir ni un “jeune adulte exemplaire”. Fred Hechinger incarne Danny, le petit-fils attentionné mais pas totalement stable, qui aime sa grand-mère tout en étant lui-même coincé dans ses propres blocages . Son rôle est crucial : Danny est l’ancrage affectif qui empêche le film de basculer dans la farce pure, et l’élément “intergénérationnel” qui fait résonner l’histoire.

Hechinger a explosé avec The White Lotus : ici, il mobilise cette même qualité de jeu, mélange d’inquiétude et de douceur, qui rend les échanges avec Thelma très organiques. Et comme Squibb, il est aussi crédité producteur exécutif selon certaines fiches “cast & crew”, signe que le film a été porté par ses interprètes au-delà du plateau .

Richard Roundtree (Ben) — l’élégance tranquille, et une dimension historique

Le cœur secret du film, c’est peut-être Ben, joué par Richard Roundtree . Ben n’est pas un simple “compagnon d’aventure” : c’est l’ami qui comprend Thelma parce qu’il vit la même chose, cette sensation d’être “diminué” aux yeux des autres. Roundtree apporte une chaleur calme, une autorité douce, et une forme de mélancolie qui donne du relief à la comédie.

Le casting de Roundtree a aussi une portée symbolique : il a été l’icône de Shaft, souvent présenté comme un jalon majeur du cinéma d’action américain . Et Thelma prend une dimension supplémentaire car il s’agit de son dernier rôle au cinéma . Dans un film qui parle du temps qui passe et de ce qu’on laisse derrière soi, la présence de Roundtree ne peut pas être neutre : elle transforme certaines scènes en moments de transmission.

Parker Posey (Gail) et Clark Gregg (Alan) — les parents, entre panique et tendresse maladroite

La réussite de Thelma, c’est aussi d’avoir évité le cliché des “parents méchants” ou “parents stupides”. Parker Posey joue Gail, la fille de Thelma, avec une nervosité presque électrique : elle aime sa mère, mais sa peur la rend intrusive, et parfois injuste . Posey est parfaite pour ça : elle sait être drôle sans casser l’émotion, excessive sans devenir caricaturale.

En face, Clark Gregg incarne Alan, le gendre, souvent le premier à vouloir “gérer rationnellement” la crise . Gregg, connu pour avoir incarné Phil Coulson dans l’univers Marvel , apporte une douceur un peu raide, très crédible dans le rôle du beau-fils qui veut bien faire mais s’y prend mal. Ensemble, Posey et Gregg forment un duo de “contrepoint” : leurs scènes montrent ce que Thelma fuit — l’infantilisation — et donc renforcent sa quête.

Malcolm McDowell (Harvey) — le visage du danger, juste ce qu’il faut

Un film d’action comique a besoin d’un antagonisme lisible, sans forcément devenir sombre. Malcolm McDowell joue Harvey, figure liée au réseau d’arnaque . McDowell apporte immédiatement une aura de menace — une présence de cinéma — tout en restant dans le ton du film. Son casting sert une idée simple : Thelma s’amuse des codes de l’action, mais ne banalise pas l’arnaque et ses conséquences.

Seconds rôles et personnages additionnels : une distribution au service du rythme

Autour du noyau principal, le film s’appuie sur une galerie de rôles qui densifient l’univers sans l’encombrer :

  • Nicole Byer (Rochelle), qui injecte une énergie différente et un relief comique très contemporain .

  • Quinn Beswick (Colin), Coral Peña (Allie), Aidan Fiske (Michael), Bunny Levine (Mona), Ruben Rabasa (Winston) : des présences de soutien, utilisées comme “points de passage” narratifs et humains .

Ce qui est notable, c’est que même les petits rôles ne sont pas écrits comme de simples obstacles : ils participent au thème central du film — comment on regarde les personnes âgées, comment on leur parle, comment on décide pour elles — et, par ricochet, ils deviennent des partenaires de jeu qui valorisent June Squibb.

Secrets de casting, coulisses et choix artistiques : pourquoi cette distribution était la clé

L’un des éléments les plus parlants des coulisses est l’origine même du projet : Josh Margolin a écrit le film en s’inspirant d’un événement vécu par sa propre grand-mère, Thelma Post, ciblée par une arnaque téléphonique . Cette dimension “vraie” change la manière de caster : on ne cherche pas seulement une actrice drôle, on cherche une actrice capable de porter une dignité, une vulnérabilité et un entêtement crédibles.

Le casting a d’ailleurs été suffisamment remarqué pour être cité dans les nominations “métier” : la directrice de casting Jamie Ember a été nommée aux Artios Awards dans une catégorie liée au casting (comédie, studio/indé) . Et du côté de l’action, plusieurs articles insistent sur un point devenu un argument de discussion autour du film : June Squibb a exécuté une partie de ses scènes d’action elle-même . Là encore, ce n’est pas un gadget : c’est cohérent avec le propos du film, qui refuse de “tricher” sur l’autonomie de son héroïne.

Enfin, Thelma assume son clin d’œil aux franchises d’action (dans le récit comme dans la mise en scène) — un choix que la promo officielle revendique ouvertement, en parlant d’un “twist” sur les codes à la Mission: Impossible . Pour que ça marche, il fallait une distribution capable de jouer le second degré sans perdre le sérieux des enjeux : c’est exactement ce que propose ce casting.

Réalisation et production : un film construit autour de ses interprètes

Thelma est écrit, réalisé et monté par Josh Margolin , avec la photographie de David Bolen et la musique de Nick Chuba . Côté production, le film est associé à Bandwagon, et sa distribution a suivi un schéma clair : Magnolia Pictures pour l’Amérique du Nord, Universal Pictures à l’international . Le long-métrage dure 98 minutes, avec un budget annoncé autour de 3 millions de dollars — un format idéal pour une comédie d’action “ramassée”, où chaque rôle a le temps d’exister.

Réception critique et impact culturel : quand le casting fait consensus

Le film a été présenté à Sundance (première le 18 janvier 2024) , et la réception critique s’est rapidement cristallisée autour de la performance de June Squibb. Sur les agrégateurs, Thelma affiche une très forte approbation critique et une moyenne solide . Il a aussi été distingué dans des sélections et prix qui soulignent ce que le casting raconte : le National Board of Review l’a cité parmi les top films indépendants de 2024 , tandis que Squibb a récolté plusieurs nominations et récompenses liées au registre comique .

Côté “audience historique” (au sens mesurable), le film a réalisé environ 13 millions de dollars de box-office mondial, avec un démarrage américain noté à 2,3 millions sur son premier week-end . Ce score n’a rien d’un blockbuster, mais il confirme une chose : un film vendu sur l’idée d’une héroïne de 93 ans peut exister en salle… et trouver une seconde vie évidente en streaming, où le casting devient l’argument numéro un.

Pourquoi ce casting fonctionne si bien aujourd’hui

Parce qu’il renverse une habitude : dans beaucoup de films, l’âge est un décor. Ici, l’âge est le moteur dramatique, comique et politique — et le casting est pensé pour le jouer sans condescendance. June Squibb n’est pas “mignonne”, elle est déterminée. Fred Hechinger n’est pas “le jeune qui sait tout”, il est vulnérable. Richard Roundtree n’est pas “le sage”, il est un partenaire. Parker Posey et Clark Gregg ne sont pas “les empêcheurs”, ils sont la peur de perdre, mise en scène.

En clair : la distribution fait la promesse d’un film d’action… mais livre surtout un film sur la place qu’on laisse aux autres dans leur propre vie. Et c’est précisément ce mélange — porté par des acteurs parfaitement castés — qui rend Thelma si facile à recommander aujourd’hui.


FAQ

Qui joue Thelma dans le film disponible sur Netflix ?

June Squibb incarne Thelma Post, héroïne de 93 ans au centre du récit. Sa performance est la clé de voûte du film et a été largement saluée.

Quel acteur joue le petit-fils de Thelma ?

Fred Hechinger interprète Daniel “Danny”, le petit-fils. Le film s’appuie sur leur duo pour créer l’émotion et l’énergie intergénérationnelle.

Richard Roundtree a-t-il un rôle important dans Thelma ?

Oui : il joue Ben, l’allié le plus décisif de Thelma. Sa présence apporte une chaleur et une gravité particulières, d’autant plus qu’il s’agit de son dernier rôle au cinéma.

De quoi parle Thelma (sans spoiler) ?

Thelma se fait escroquer par téléphone et refuse de laisser passer. Elle part récupérer son argent, transformant une mésaventure très réaliste en aventure urbaine façon “mini-film d’action”.

Le film est-il inspiré d’une histoire vraie ?

Oui, l’idée vient d’un événement arrivé à la grand-mère du réalisateur Josh Margolin, qui a inspiré le scénario.

À quelle date Thelma est-il disponible en France sur Netflix ?

Le film est disponible sur Netflix en France le 14 février 2026, avec une mise en ligne qui dépend des règles de sortie Netflix et des territoires.


Notre conclusion

Avec Thelma, Netflix propose aujourd’hui un film dont la vraie “cascade” est un choix de distribution : mettre June Squibb au centre, l’entourer d’un partenaire de jeu aussi symbolique que Richard Roundtree, et articuler tout le récit autour d’une alchimie intergénérationnelle crédible. Le résultat est un divertissement compact, mais surtout un film où le casting raconte quelque chose — sur l’autonomie, l’âge, la famille — sans jamais perdre le plaisir de l’aventure. Si vous cherchez une nouveauté VOD qui change du “vu et revu”, c’est précisément cette distribution qui mérite le détour.

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THELMA Bande Annonce VF (2024)

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