Il y a des films d’horreur attendus pour leur casting, d’autres pour leur studio, d’autres encore pour leur concept. Backrooms cumule les trois. Le nouveau long métrage de Kane Parsons, distribué par A24, est désormais calé au 29 mai 2026 aux États-Unis, avec une sortie française annoncée pour le 17 juin 2026. Et un détail fait immédiatement parler : sa durée de 1 h 45, associée à une approche partiellement found footage, promet un équilibre rare entre immersion, montée de tension et efficacité narrative.

Pour le public français, c’est sans doute la donnée la plus excitante du moment. Parce que Backrooms n’est pas juste une adaptation de plus née sur Internet. C’est le passage au grand écran d’un univers qui a transformé de simples couloirs jaunes et des néons malades en expérience collective de malaise. En clair, le film ne vend pas seulement un concept viral : il vend une sensation. Et avec 105 minutes, il semble vouloir garder la peur tendue, dense, sans l’étirer jusqu’à l’usure.

Un format qui peut tout changer pour le film

Dans l’horreur, la durée est rarement un détail. Trop court, un film laisse l’impression d’une idée brillante mais incomplète. Trop long, il peut casser la tension. Avec 1 h 45, Backrooms se place dans une zone très stratégique : assez long pour installer une mythologie, assez resserré pour conserver la sensation d’étouffement. C’est exactement ce qu’on attend d’un univers fondé sur la désorientation, la répétition des espaces et la peur d’être piégé.

Ce choix de durée intrigue aussi parce qu’il accompagne une autre information-clé : le film ne sera pas intégralement en found footage, mais en reprendra une partie de l’ADN. Cela ouvre la porte à une mise en scène hybride, capable de conserver la brutalité immersive des vidéos d’origine tout en élargissant le récit au format cinéma.

Le vrai angle fort de Backrooms

Ce qui rend Backrooms particulièrement fascinant, ce n’est pas simplement son décor labyrinthique. C’est le pari de Kane Parsons : faire sortir un mythe né du web, nourri par la vidéo amateur et l’horreur analogique, pour le transformer en expérience de salle sans le lisser. Or tout indique que le film n’a pas abandonné ce grain étrange qui faisait le pouvoir des premiers courts. La bande-annonce met déjà en avant des séquences à l’image dégradée, une caméra nerveuse et une peur qui semble surgir d’un hors-champ permanent.

Autrement dit, Backrooms ne cherche pas à devenir un blockbuster horrifique classique. Son ambition semble plutôt être de garder l’irrégularité, l’inconfort et la dimension presque “document volé” qui ont rendu l’univers si efficace. C’est précisément là que la promesse devient forte : un film de cinéma qui ne renonce pas à son origine sale, trouble et profondément Internet.

La date de sortie en France à retenir

Pour le public français, la date à noter est le 17 juin 2026. C’est à cette date que Backrooms est actuellement annoncé dans les salles hexagonales. La sortie américaine, elle, est fixée au 29 mai 2026 par A24. Il y aura donc un léger décalage entre le lancement US et l’arrivée en France, ce qui correspond souvent au rythme de distribution des films de genre attendus sur notre marché.

Ce point compte énormément pour un film comme celui-ci. Parce que Backrooms risque d’être porté à la fois par le bouche-à-oreille horrifique, par la curiosité des fans de l’univers original et par l’aura A24. En France, ce mélange fonctionne souvent très bien quand un titre arrive avec déjà une vraie réputation visuelle.

Pourquoi le found footage reste l’arme idéale

L’univers des Backrooms repose sur une idée très simple : la peur augmente quand l’image semble trop brute pour être totalement maîtrisée. Dans les vidéos de Kane Parsons, la sensation de réalité passait par le tremblement de la caméra, l’incertitude des cadres et l’impression que l’horreur pouvait entrer dans l’image sans prévenir. Le fait que le film conserve partiellement ce dispositif est donc tout sauf anecdotique.

Le found footage permet ici de faire mieux qu’un simple hommage. Il redonne au spectateur une place fragile. On ne regarde plus seulement un personnage se perdre : on a l’impression d’être coincé avec lui, dans un espace qui n’offre ni repère, ni logique claire, ni sortie visible. Pour une œuvre bâtie sur les “espaces liminaires”, ce langage visuel reste presque indissociable du concept.

De la légende web au long métrage A24

À l’origine, Backrooms vient d’une légende urbaine Internet devenue obsession collective. Kane Parsons a ensuite fait exploser le concept en 2022 avec ses vidéos publiées sous le nom de Kane Pixels, en adoptant une esthétique analogique, des couloirs sans fin et une narration très fragmentée. Le passage au long métrage était risqué : beaucoup d’idées virales s’effondrent dès qu’elles doivent tenir la distance.

A24 a pourtant choisi de miser sur cette matière-là, et surtout de laisser Parsons aux commandes. C’est un signal fort. Le studio n’achète pas seulement une marque ou un concept repérable ; il accompagne une vision déjà identifiée. Et c’est probablement la meilleure nouvelle pour les fans : le film garde son créateur à la réalisation au lieu de confier l’univers à une lecture extérieure plus formatée.

Kane Parsons, le pari qui fascine Hollywood

Le cinéaste derrière Backrooms n’arrive pas de nulle part, mais son ascension reste exceptionnelle. Kane Parsons, aussi connu comme Kane Pixels, s’est imposé grâce à des vidéos capables de transformer des décors presque vides en pièges mentaux. Son passage au long métrage, à seulement 20 ans au moment de la promotion actuelle du film, alimente forcément la curiosité.

Ce qui impressionne surtout, c’est que le projet ne l’a pas relégué au simple rôle de “créateur original”. Il réalise le film. Dans une industrie où les phénomènes web sont souvent récupérés puis réinterprétés, le fait qu’il reste au centre du dispositif donne à Backrooms une légitimité artistique supplémentaire. Le film devient alors plus qu’une adaptation : il ressemble à une extension ambitieuse d’une œuvre déjà signée.

Ce que raconte vraiment le film

Le synopsis officiel reste volontairement minimaliste : une étrange porte apparaît dans le sous-sol d’un magasin de meubles. D’autres éléments de communication décrivent une thérapeute qui s’aventure dans une dimension d’un autre monde pour retrouver un patient disparu. Ces formulations convergent vers la même idée : l’entrée dans les Backrooms ne relève pas de la pure exploration abstraite, mais d’une disparition humaine à résoudre.

C’est un changement important. Le film ne semble pas seulement vouloir reproduire des errances dans des couloirs vides. Il ajoute une structure dramatique plus nette, avec une quête, un lien psychologique et une promesse de confrontation entre rationalité et inconnu. Cela peut donner au long métrage une colonne vertébrale plus accessible sans trahir l’essence du cauchemar.

Un casting qui change l’échelle du projet

Le duo principal annoncé réunit Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve, deux interprètes qui donnent immédiatement au film un relief inhabituel pour une œuvre née d’une creepypasta. A24 les met en avant sur sa fiche officielle, et la communication autour de la bande-annonce confirme qu’ils occupent le centre émotionnel du récit.

Dans plusieurs présentations du film, Chiwetel Ejiofor est associé au personnage qui affirme avoir découvert cet autre monde, tandis que Renate Reinsve incarne sa thérapeute, d’abord sceptique puis happée à son tour vers cet espace impossible. Cette dynamique est brillante sur le papier : elle permet d’installer le doute avant de faire basculer le regard du spectateur avec elle.

Les seconds rôles à surveiller

Autour du duo principal, Backrooms aligne aussi Mark Duplass, Finn Bennett, Lukita Maxwell et Avan Jogia. Cette distribution secondaire est loin d’être décorative. Elle suggère que le film ne se limitera pas à deux personnages perdus dans un labyrinthe, mais qu’il construira une tension plus collective autour de l’exploration, du doute et probablement de la contamination psychologique.

Le simple fait de voir Mark Duplass dans un projet de ce type attire déjà l’œil. Son présence apporte souvent une part d’instabilité très utile aux récits anxieux. Quant à Lukita Maxwell, Finn Bennett et Avan Jogia, ils renforcent l’impression que Backrooms veut dépasser le statut de curiosité visuelle pour devenir un vrai film de personnages pris dans un dispositif de terreur.

Une production qui rassure les fans d’horreur

Le film est porté par A24, avec un entourage de production qui comprend notamment James Wan et Shawn Levy dans les informations relayées autour du projet. Ce mélange est intéressant : d’un côté une culture du cinéma de genre ultra efficace, de l’autre une vraie compréhension des univers à fort potentiel de récit et d’adhésion.

Pour les spectateurs français, cela signifie une chose simple : Backrooms n’a pas été traité comme un “petit délire Internet”. Le projet a été développé comme un titre de cinéma à part entière, avec des moyens, un casting reconnu et une sortie en salles. Cet habillage industriel donne de la solidité à un concept qui aurait pu rester prisonnier de son aura virale.

Pourquoi Backrooms peut devenir un vrai phénomène en France

Le public français répond souvent très bien aux films d’horreur qui possèdent une identité visuelle immédiatement reconnaissable. Backrooms a cet avantage énorme : avant même de raconter quoi que ce soit, il évoque déjà une texture, une couleur, un son, une sensation. Peu de titres peuvent en dire autant.

Surtout, l’angle “film tiré d’un univers web” n’est plus suffisant à lui seul pour créer l’événement. Ici, l’intérêt vient du fait que le long métrage semble garder la grammaire de l’œuvre originelle tout en la musclant. Si la promesse est tenue, le film peut séduire à la fois les amateurs d’horreur analogique, le public A24 et les spectateurs curieux qui n’ont jamais vu une seule vidéo de Kane Pixels.

FAQ

Backrooms sort-il bien au cinéma en France ?
Oui, le film est actuellement annoncé en salles en France le 17 juin 2026. La sortie américaine est fixée au 29 mai 2026.

Quelle est la durée annoncée du film ?
La durée actuellement listée est de 1 h 45, soit 105 minutes. C’est un format particulièrement intéressant pour un film d’horreur fondé sur la tension et l’immersion.

Le film sera-t-il entièrement en found footage ?
Non, tout indique qu’il conservera seulement une partie de cette esthétique. La bande-annonce montre clairement des passages qui reprennent cette texture de caméra embarquée et d’image dégradée.

Qui sont les acteurs principaux de Backrooms ?
A24 met en avant Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve comme têtes d’affiche. Mark Duplass, Finn Bennett, Lukita Maxwell et Avan Jogia complètent aussi la distribution connue.

Kane Parsons réalise-t-il vraiment le film ?
Oui. Le créateur de l’univers vidéo original est bien à la réalisation du long métrage. C’est l’un des éléments qui rendent le projet aussi singulier.

Faut-il connaître les vidéos originales pour comprendre le film ?
Rien n’indique que ce soit indispensable. Le synopsis et la communication laissent plutôt penser à un récit conçu pour fonctionner aussi comme porte d’entrée vers cet univers.

Notre conclusion

Backrooms s’annonce comme un film d’horreur et de science-fiction à surveiller de très près, distribué par A24, réalisé par Kane Parsons, avec une sortie française prévue le 17 juin 2026 et un format annoncé de 1 h 45 qui pourrait être sa meilleure arme. En gardant une part de found footage, en misant sur un casting solide et en préservant l’étrangeté visuelle qui a fait naître le phénomène, le film a tout pour devenir bien plus qu’une curiosité venue du web.

Pour celles et ceux qui regardent déjà ce type de projet en se demandant comment naissent les nouveaux visages du cinéma de genre, il y a aussi une vraie passerelle à saisir : suivre les castings, repérer les productions qui montent et se positionner au bon moment. C’est exactement l’intérêt d’Your Casting Pro et de sa Casting Map, pensée pour transformer la curiosité en vraie opportunité de terrain.



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