Ce mercredi 4 février 2026, France 2 lance Anaon en mode “événement” : trois épisodes d’affilée dès 21h10.
Dans un paysage TV où les séries policières dominent souvent par habitude, Anaon avance un atout différent : un thriller fantastique ancré en Bretagne, porté par un casting pensé comme un équilibre permanent entre émotion intime (le deuil, la famille) et mécanique d’enquête (une disparition, une communauté, des secrets). Le résultat, c’est une série où la distribution ne sert pas seulement l’intrigue : elle sert une atmosphère.
Présentation générale du programme
Le point de départ est limpide : Max Sendac, major de gendarmerie dans le village fictif de Harz, retourne au travail un mois après la mort de sa femme. Dans le même temps, Wendie, sa fille, reprend le lycée et tente de “redevenir normale”. Sauf qu’une adolescente, Gwen, disparaît — et que l’affaire ouvre une porte vers des phénomènes qui ne collent plus avec le rationnel.
Ce qui fait la singularité d’Anaon, c’est la façon dont le récit distribue ses forces :
les adultes (gendarmerie, mairie, anciens) portent le poids du réel, des procédures, des non-dits ;
les adolescents portent l’intuition, la peur, la curiosité, et l’élan vers le “côté obscur” du folklore ;
et au centre, le duo père-fille doit réapprendre à se parler sans ce qui les liait autrefois.
Casting et distribution : acteurs principaux
Guillaume Labbé (Maximilien “Max” Sendac)
Guillaume Labbé incarne Max comme un homme en déséquilibre, et c’est une donnée de casting décisive : Max n’a pas le luxe d’être seulement un flic, il doit aussi être un père qui tient debout “pour deux”. La série exige donc un jeu capable de passer du terrain (l’enquête, les décisions, la brigade) à l’intime (le manque, la culpabilité, l’incapacité à communiquer).
En coulisses, le choix de Labbé est présenté comme une évidence par le réalisateur, qui l’avait déjà dirigé auparavant et voulait retrouver cette énergie-là pour Anaon.
À l’écran, ça se traduit par un Max très “cartésien”, qui résiste au surnaturel — un contrepoint idéal à ce que vit Wendie.
Capucine Malarre (Wendie Sendac)
Capucine Malarre a l’un des rôles les plus exposés : Wendie doit être crédible en lycéenne, en fille endeuillée, et en héroïne qui découvre quelque chose d’inexplicable. Le personnage porte une tension continue : elle veut une vie normale, mais l’intrigue la force à devenir l’inverse — celle qui sait, celle qui sent, celle qui doit agir.
Le réalisateur explique avoir “trouvé” en Capucine Malarre la Wendie qu’il cherchait, ce qui dit beaucoup de l’importance du casting adolescent : Anaon ne peut pas fonctionner si l’on n’adhère pas à ce regard jeune sur l’étrange.
Eugénie Derouand (Lucie Ker)
Eugénie Derouand joue Lucie, adjudante, collègue et confidente de Max : c’est le personnage-charnière dans la brigade. Elle connaît le terrain, elle comprend Max, et elle vit aussi sa propre tension intérieure. Dans une série où l’ambiance pourrait vite basculer dans le “tout surnaturel”, Lucie sert de stabilisateur : elle rend la gendarmerie humaine, et donc l’histoire plus ancrée.
Seconds rôles et personnages additionnels
Anaon s’appuie sur une distribution secondaire très structurante, parce que le folklore et la vie de village ne se racontent pas avec deux personnages : il faut des relais, des figures, des croyances incarnées.
Aaliyah Lexilus (Léa Terrien) : meilleure amie de Wendie, impulsive et déterminée, elle pousse l’enquête côté adolescents et donne à la série une énergie de groupe.
Jean-Baptiste Blanc (Nathan Legrand) : l’allié inattendu, élevé dans une maison de retraite, à l’aise avec les anciens… donc avec les légendes qui circulent.
Jérémie Covillault (Jean-Guy Le Guillou) : brigadier “enfant du pays”, plus perméable au folklore que ses supérieurs — une pièce essentielle pour faire cohabiter procédure et superstition.
Christiane Cohendy (Jeanne Navart, “Mammig”) : l’ancienne, la mémoire, celle qui relie la mythologie au présent.
Steve Driesen (Monsieur Larri, le maire), Yves Pignot (Claude Seignolle), Anne Serra (Sarah Sendac) : ces rôles complètent l’écosystème du village et renforcent l’idée d’un passé qui travaille le présent.
Fabien Houssaye (Bugul Noz) et Annouck Saussier (Gwen Prigent) : une distribution qui matérialise l’ombre (la créature, le mythe) et l’étincelle initiale (la disparue).
Cette liste n’est pas décorative : elle raconte la stratégie d’Anaon. Les adultes tiennent la communauté, les ados tiennent l’émotion, et les figures “mythologiques” donnent un visage au cauchemar.
Secrets de casting, coulisses et choix artistiques
La fabrication d’Anaon revendique une ambition : faire du fantastique une métaphore du deuil, pas un simple gimmick. Le créateur explique être parti d’une envie d’écrire une fable père-fille, puis d’avoir convoqué “humblement” la puissance du genre et ses références (cinéma des années 80, créatures, frisson enfantin) — avec la Bretagne comme matrice d’imaginaire.
Côté direction d’acteurs, David Hourrègue insiste sur un point crucial : pour que la magie opère, il faut des comédiennes et comédiens qui “y croient totalement”, et un duo central (Labbé/Malarre) capable d’absorber l’extraordinaire sans perdre le vrai.
On lit là une philosophie de casting très nette : la série ne cherche pas des “spécialistes du genre”, elle cherche des interprètes capables de jouer l’humain au bord de l’inconcevable.
Réalisation et production
Anaon est réalisée par David Hourrègue et produite par Tetra Media Fiction ; l’écriture réunit Bastien Dartois, Sylvain Caron, Elsa Vasseur (et Marine Maugrain-Legagneur).
La série est annoncée en 6 x 52 minutes, et son identité visuelle se nourrit d’un tournage en Bretagne (monts d’Arrée, chaos de Huelgoat, Bécherel), un décor qui pèse directement sur la distribution : dans Anaon, on ne “joue” pas la Bretagne, on la traverse, on la subit, on s’y perd.
Autre donnée qui raconte l’ambition : le mot “Anaon” renvoie, dans la tradition bretonne, aux âmes des défunts — un choix de titre qui place d’emblée la série du côté du deuil, donc du casting émotionnel.
Réception critique et impact culturel
Anaon arrive sur France 2 avec un “parcours” déjà parlant : la série a été présentée en compétition française à Séries Mania 2025, ce qui l’installe d’emblée comme une proposition de genre mise en avant.
Côté réception, les lectures divergent — et c’est souvent le signe des œuvres de genre :
certains articles saluent l’ambition et soulignent la force du casting, en particulier le duo central, et l’efficacité de la série comme rendez-vous populaire ;
d’autres pointent davantage les comparaisons avec des références internationales et discutent la manière dont le décor est exploité.
Ce débat-là fait partie de l’impact : Anaon remet le fantastique “rural” français sur la table en prime, avec un casting capable d’embarquer un public large — y compris ceux qui n’ont pas l’habitude du genre.
Pourquoi ce casting fonctionne si bien aujourd’hui
Parce qu’il est construit comme une passerelle entre plusieurs publics :
Le public “polar” retrouve Guillaume Labbé en figure d’enquête, dans un cadre gendarmerie très lisible.
Le public “ado/young adult” suit Wendie, Léa et Nathan : une dynamique de trio, des secrets, des émotions à vif.
Le public “série de village” s’accroche aux secondaires (maire, anciens, brigade), indispensables pour faire exister Harz comme une communauté.
Et surtout : le casting sert le thème central annoncé par les auteurs eux-mêmes — la relation père-fille après un drame — ce qui donne au fantastique une base affective.
FAQ
Qui joue Max dans Anaon ?
Max (Maximilien Sendac), major de gendarmerie, est interprété par Guillaume Labbé. Son personnage mène l’enquête tout en traversant un deuil récent, ce qui structure toute la série.
Qui incarne Wendie, l’adolescente au cœur de l’histoire ?
Wendie Sendac est jouée par Capucine Malarre. C’est elle qui porte l’axe adolescent et la bascule vers le surnaturel.
Quels sont les principaux seconds rôles de la série ?
Parmi les rôles clés : Eugénie Derouand (Lucie), Aaliyah Lexilus (Léa), Jean-Baptiste Blanc (Nathan) et Jérémie Covillault (Jean-Guy). Ils forment l’ossature “brigade + trio adolescent”.
De quoi parle l’épisode 1, “La fille aux cheveux rouges” ?
L’épisode lance l’intrigue avec la disparition de Gwen, tandis que Max reprend le travail après la mort de sa femme et que Wendie retourne au lycée. Une nouvelle disparition vient tout bouleverser.
Y a-t-il des éléments de folklore breton dans Anaon ?
Oui, la série revendique un ancrage breton et une relecture contemporaine de mythes locaux. Le titre lui-même renvoie aux âmes des défunts dans la tradition bretonne.
Où voir Anaon en replay après la diffusion sur France 2 ?
La série est proposée sur la plateforme france.tv (selon disponibilité au moment de votre consultation). Après la diffusion TV, c’est généralement le point d’accès principal pour le replay.
Notre conclusion
En choisissant de lancer Anaon en salve de trois épisodes, France 2 joue une carte claire : installer vite une série de genre accessible, où le casting fait office de boussole. Guillaume Labbé apporte la solidité du réel, Capucine Malarre la vibration adolescente, et la troupe (Léa, Nathan, Lucie, Jean-Guy, les anciens) donne au village l’épaisseur nécessaire pour que le fantastique paraisse possible. Ce soir, Anaon se regarde autant pour son mystère que pour sa distribution : une mécanique émotionnelle très précise, au service d’un récit où l’étrange ne vaut que s’il touche juste.
Découvrez la bande annonce de la série Anaon sur France 2
>> Ouvrir la bande annonce de la série Anaon (France 2) sur YouTube
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