Ce jeudi 5 février 2026, Netflix met en ligne Les Lionnes, une série française en 8 épisodes qui joue à fond la carte du “casse”… mais par un chemin inattendu : celui de la précarité, de l’amitié, et d’une bande de femmes ordinaires qui deviennent, presque malgré elles, un gang insaisissable. Au-delà du concept, c’est la distribution qui attire immédiatement l’attention : un quintet d’actrices aux énergies très différentes, entouré de visages forts du cinéma et des séries, pour un cocktail qui se veut aussi drôle que tendu.

Présentation générale du programme

Les Lionnes (aussi connue à l’international sous le titre Cash Queens) part d’un point de bascule : quand la vie pousse à bout, les options se raréfient… et la transgression devient une stratégie de survie. Le récit suit cinq femmes qui décident de braquer une banque déguisées en hommes pour brouiller les pistes. Le premier coup leur rapporte 36 280 euros et, plus dangereux encore, un shoot d’adrénaline qui donne envie de recommencer. Très vite, l’affaire dépasse le simple “plan galère” : la police, des responsables politiques locaux et le milieu criminel se mettent à respirer dans leur nuque, sans imaginer une seconde qui se cache derrière ces braqueurs.

Cette dynamique chorale est capitale : chaque personnage a sa raison d’entrer dans le crime, et la série repose sur l’équilibre entre leurs tempéraments. Un casting mal calibré, et l’ensemble se désintègre. Ici, la stratégie est claire : faire naître une troupe crédible, attachante, parfois excessive, mais toujours lisible.

Casting et distribution : acteurs principaux

Rebecca Marder (Rosalie) : le cœur battant du gang

Rebecca Marder incarne Rosalie, mère célibataire et employée de banque, celle qui transforme la peur en plan d’action. Rosalie n’est pas une “braqueuse née” : elle pense logistique, risques, conséquences. Ce rôle demande une actrice capable de tenir la tension sans sacrifier l’émotion, et Marder apporte précisément cette combinaison : une présence dense, une nervosité contenue, et une capacité à faire exister la culpabilité autant que l’instinct de survie.

Dans la mécanique de distribution, Rosalie est aussi un pivot : c’est autour d’elle que les autres se rassemblent, se déchirent, puis se ressoudent. Elle porte la contradiction centrale de la série : vouloir protéger les siens tout en mettant le feu à la normalité.

Zoé Marchal (Kim) : l’étincelle incontrôlable

Zoé Marchal joue Kim, chaotique, imprévisible, et souvent hilarante dans sa manière de foncer avant de réfléchir. Kim rêve d’un autre avenir (et d’une vraie réussite), mais se retrouve rattrapée par des dettes et des fréquentations qui serrent l’étau. Dramaturgiquement, c’est elle qui met du mouvement dans le groupe : quand Rosalie freine, Kim accélère.

Le casting de Marchal est un choix très lisible : Kim doit être à la fois exaspérante et attachante, capable de faire rire… tout en faisant peur quand ses décisions menacent l’équilibre du gang. C’est souvent ce type de rôle qui devient le “personnage signature” dans les séries de braquage : celui qu’on cite, qu’on imite, qu’on commente.

Naidra Ayadi (Sofia) : la gravité sociale, sans pathos

Naidra Ayadi incarne Sofia, une autre mère solo, coincée entre l’urgence financière et la peur de tout perdre, notamment lorsque les services sociaux s’intéressent à sa situation. Sofia apporte une couleur plus réaliste, plus sociale : elle ne vole pas par goût du frisson, mais parce qu’elle a l’impression que le système l’a déjà condamnée.

Ce rôle exige de la nuance : ne pas tomber dans le sacrifice larmoyant, ne pas être “la morale” du groupe, mais rester une femme debout, traversée par la colère. Ayadi est justement efficace quand il s’agit de rendre l’émotion tranchante, presque sèche, comme un réflexe de protection.

Pascale Arbillot (Chloé) : la bourgeoise en fuite, cible et complice

Pascale Arbillot interprète Chloé, un personnage charnière : elle vient d’un milieu plus favorisé, mais vit une forme d’enfermement intime et social. Son entrée dans l’équipe se fait par un concours de circonstances… et par besoin d’air. Chloé est aussi le lien le plus explosif avec la sphère politique locale, puisque son mari est un notable au cœur du danger.

La réussite du casting d’Arbillot tient à ce déplacement : on attendrait Chloé dans le rôle de la “victime chic”, or la série la fait glisser vers quelque chose de plus ambigu, plus actif. Et cette bascule, Arbillot la rend crédible, en jouant autant la frustration que l’adrénaline retrouvée.

Tya Deslauriers (Alex) : la méthode, la technique, l’audace froide

Tya Deslauriers joue Alex, cousine de Rosalie et étudiante en architecture, celle qui apporte au gang une forme de précision et d’ingéniosité dans la préparation. Alex est la preuve que, dans ce groupe, l’intelligence n’est pas un luxe : c’est une arme. Sa présence renforce l’aspect “plan” du récit, tout en créant une tension interne, car la stratégie n’empêche pas les failles humaines.

En termes de distribution, Alex sert aussi de contrepoint : moins dans l’émotion immédiate, plus dans l’analyse et l’anticipation. Une position idéale pour déclencher des conflits… et sauver le groupe quand tout part de travers.

Seconds rôles et personnages additionnels

François Damiens (Michel Marionnaud) : l’adversaire toxique

François Damiens incarne Michel Marionnaud, maire influent, cynique, et capable d’écraser les autres sans cligner des yeux. C’est un antagoniste “à visage humain”, d’autant plus inquiétant qu’il ressemble à une version brutale du pouvoir quotidien : celui qui décide, humilie, manipule. Damiens apporte à ce type de rôle un mélange de goujaterie assumée et de menace diffuse, parfait pour faire monter la pression autour des héroïnes.

Jonathan Cohen (Victor Castel) : entre cible, tentation et trouble-fête

Jonathan Cohen joue Victor Castel, héritier lié au monde bancaire, et figure pivot entre deux univers : celui des puissants et celui des invisibles. Particularité importante côté casting : Cohen est aussi associé à la production du projet, ce qui éclaire son choix de rôle. Victor Castel n’est pas uniquement “un mec en costume” : c’est un personnage qui brouille les lignes, notamment dans sa relation avec Rosalie, et qui donne à la série une dimension plus sentimentale… sans quitter le terrain du danger.

Sami Outalbali (Malik) : le flic dans la famille

Sami Outalbali interprète Malik, policier, et proche de Sofia. C’est une idée de casting très efficace : placer un agent de la loi au plus près du gang, par les liens du sang et de la loyauté. Malik devient alors un personnage à double tension : enquêteur, mais aussi frère, pris entre l’institution et l’intime.

Olivier Rosemberg (Ézéchiel) et les autres visages-clés

Olivier Rosemberg apparaît également à l’écran en Ézéchiel, figure du milieu criminel local, ce qui ajoute une couche intéressante : le créateur/réalisateur qui s’offre un rôle incarnant la menace souterraine. Autour de ce noyau, la série s’appuie sur une distribution de soutien dense (dont Steve Tientcheu et Jérémie Laheurte, entre autres), pensée pour donner au récit son rythme, ses obstacles et ses accélérations.

Secrets de casting, coulisses et choix artistiques

Le pari principal de Les Lionnes se situe dans la composition du quintet : cinq trajectoires, cinq tons, mais une seule équipe. Le casting fonctionne parce qu’il mélange des actrices capables de faire exister l’humour sans casser la crédibilité du braquage. La série joue beaucoup sur le contraste : des femmes “invisibles” dans l’espace social deviennent des silhouettes menaçantes grâce aux déguisements (fausses barbes, modificateurs de voix), et cette idée n’a d’impact que si les interprètes savent alterner maladresse, panique et montée en puissance.

Autre choix marquant : l’entourage masculin n’écrase pas le récit. Les seconds rôles existent, mordent, compliquent la vie du gang, mais la série reste construite pour que la distribution féminine garde la main. Même un acteur très identifié comme Jonathan Cohen s’inscrit dans ce dispositif : il ne “vole” pas l’histoire, il la déstabilise.

Réalisation et production

Les Lionnes est co-créée par Carine Prévôt et Olivier Rosemberg, et la mise en scène est portée par Rosemberg. La production s’inscrit dans la continuité des créations françaises Netflix, avec une fabrication pilotée par des structures françaises et un tournage annoncé entre le Sud (notamment Marseille et Salon-de-Provence) et la région parisienne, sur une période s’étalant de l’automne 2024 à l’hiver 2025. Côté écriture, plusieurs plumes sont créditées autour du duo créatif, ce qui correspond bien à une série chorale où chaque arc de personnage doit être solidement charpenté.

Réception critique et impact culturel

Dès sa sortie, Les Lionnes se positionne comme une série “à concept” dont la promesse repose sur la distribution. Les premiers retours mettent souvent en avant la complémentarité du quintet et la densité des seconds rôles, notamment l’apport de François Damiens et la double casquette de Jonathan Cohen. La série est aussi commentée pour son ton hybride : comédie dramatique, action, satire sociale.

Son impact culturel potentiel vient également de son point de départ : l’histoire est annoncée comme inspirée d’un fait divers réel, celui d’un gang féminin ayant braqué plusieurs banques dans le Sud de la France à la fin des années 1980. Cette base “stranger-than-fiction” donne un relief particulier aux personnages : elles ne sont pas des super-héroïnes, mais des femmes qui dérapent… et que la société n’avait pas envie de regarder.

Pourquoi ce casting fonctionne si bien aujourd’hui

Parce qu’il raconte le monde actuel sans faire la leçon. Rosalie, Kim, Sofia, Chloé, Alex : cinq profils qui cohabitent rarement à égalité dans une série d’action. Ici, la distribution fait exister la précarité, la honte sociale, la violence intime, mais aussi le désir de s’en sortir et l’énergie du collectif.

Et surtout, parce que l’alchimie est pensée comme un moteur narratif : ce n’est pas “un groupe” décoratif, c’est un groupe qui se fabrique sous nos yeux. La série réussit quand on croit à leurs désaccords autant qu’à leur solidarité. Et ça, ce n’est pas un effet d’écriture : c’est un effet de casting.

FAQ

Qui joue Rosalie dans Les Lionnes sur Netflix ?

Rosalie est interprétée par Rebecca Marder. Son personnage, employée de banque et mère, devient l’élément déclencheur du premier braquage.

Quel est le rôle de Zoé Marchal dans Les Lionnes ?

Zoé Marchal incarne Kim. C’est l’étincelle du groupe, celle qui accélère les décisions et pousse l’équipe vers le point de non-retour.

Tya Deslauriers joue quel personnage ?

Tya Deslauriers interprète Alex. Étudiante en architecture, elle apporte méthode et précision à la préparation des coups.

François Damiens joue-t-il un “méchant” dans la série ?

Il incarne Michel Marionnaud, un maire influent et hostile. Son personnage concentre une grande partie de la pression politique et personnelle qui pèse sur les héroïnes.

Quand et où voir Les Lionnes en streaming ?

La série est disponible dès le 5 février 2026 sur Netflix, avec 8 épisodes. Il s’agit d’une mise en ligne en VOD : vous pouvez tout enchaîner ou regarder à votre rythme.

Y aura-t-il une saison 2 des Lionnes ?

À ce stade, aucune date de saison 2 n’est annoncée. La décision dépendra notamment de l’accueil public et des performances sur la plateforme.

Notre conclusion

Les Lionnes joue la carte du braquage, mais son vrai jackpot, c’est sa distribution : un quintet féminin parfaitement contrasté, entouré de seconds rôles qui densifient le monde (police, politique, crime organisé) sans voler la lumière aux héroïnes. Si la série accroche, c’est parce qu’elle transforme un fait divers et une colère sociale en spectacle choral, porté par des actrices qui donnent de la chair à la fuite en avant. Pour un binge de février, c’est exactement le genre de casting qui fait la différence.

Découvrez la bande annonce de les Lionnes – NETFLIX

Les Lionnes | Bande-annonce officielle | Netflix France

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