Ce 13 février 2026, Netflix remet les spectateurs face aux murs de La Quebrada avec la mise en ligne de la saison 2 de Dans la boue (En el barro). Un retour très attendu, parce que la série a installé son identité dès 2025 : une fiction carcérale âpre, chorale, et portée par un casting féminin rare à cette échelle, dans le sillage de l’univers d’El Marginal.
Présentation générale du programme
Spin-off direct d’El Marginal, Dans la boue suit un groupe de détenues dont le destin bascule lors d’un transfert vers la prison de La Quebrada : un événement traumatique soude ces femmes et les transforme en clan, “Las embarradas”. La saison 2 reprend autour du retour de Gladys Guerra, dite “la Borges”, mais dans un établissement qui a changé de visage : nouvelles bandes, violence plus structurée, criminalité organisée… et surtout une nouvelle cheffe qui tient la prison d’une main de fer.
L’enjeu de cette saison 2 est limpide : survivre à un nouvel ordre. Face à une hiérarchie redessinée, les anciennes alliances deviennent fragiles, les amitiés se monnayent, et chaque personnage doit révéler ce qu’il est prêt à perdre (ou à sacrifier) pour préserver les siens.
Casting et distribution : acteurs principaux
Ana Garibaldi — Gladys Guerra, “la Borges”, le cœur moral (et dangereux) de la série
Ana Garibaldi reste l’axe central : Gladys est une survivante, une leader instinctive, façonnée par un passé criminel et par son lien avec la dynastie Borges, héritée d’El Marginal. Dans la mythologie Netflix, Gladys n’est pas seulement une détenue : elle comprend la prison comme un système politique, lit les rapports de force et s’impose quand il le faut, sans romantiser la violence.
En saison 2, son retour à La Quebrada est une déclaration de guerre involontaire : elle arrive avec une réputation, des ennemies… et une responsabilité, celle de protéger son groupe face à un pouvoir désormais incarné par une nouvelle patronne. Garibaldi joue Gladys au ras du sol : peu d’esbroufe, beaucoup de calcul, et une intensité qui explique pourquoi le personnage a servi de “colonne vertébrale” au succès de la série.
Verónica Llinás — “La Gringa” Casares, nouvelle figure dominante
La grande bascule de la saison 2, c’est l’arrivée de Verónica Llinás en Gringa Casares. Son personnage prend la tête de La Quebrada et impose ses règles : elle dirige, distribue les privilèges, orchestre les humiliations, et transforme la prison en écosystème où l’obéissance s’achète. La Gringa est décrite comme la nouvelle leader du pénitencier, au centre du nouvel ordre.
Casting malin : Llinás apporte une autorité paradoxale, moins “chef de gang” caricatural que stratège froide. Face à Ana Garibaldi, l’opposition devient presque dramaturgique : Gladys incarne l’instinct, la loyauté clanique ; La Gringa, l’organisation et la terreur rationnelle.
Eugenia “China” Suárez — Nicole García, l’alliée imprévisible
Autre recrue phare : Eugenia Suárez (la “China”) s’impose en Nicole García, présentée comme la compagne de La Gringa… et un rouage fragile du système. Nicole n’est pas “heureuse” dans cette position, mais elle comprend que cette relation est une monnaie d’échange pour obtenir des privilèges en détention.
Là où le casting frappe juste, c’est dans l’ambivalence : Nicole peut devenir passerelle, trahison, ou échappatoire. Plusieurs sources insistent sur le poids accru de Suárez dans cette saison 2, en “alliée imprévisible” au cœur des nouveaux enjeux, ce qui promet une dynamique moins frontale que l’affrontement Gladys/Gringa — et potentiellement plus dangereuse.
Lorena Vega — Fabiana “La Zurda”, quand l’influence se reconstruit
Lorena Vega reprend La Zurda, figure déjà essentielle du collectif. La saison 2 la place dans une posture plus contrainte : affaiblie, forcée d’obéir dans le nouveau régime, elle doit retrouver une marge de manœuvre. Son intérêt dans la distribution, c’est qu’elle incarne l’intelligence pratique : celle qui connaît les circuits, les trafics, les failles du système.
Avec Garibaldi, Vega donne à la série son duo le plus “politique” : l’une pense protection, l’autre pense survie économique et réseaux. Un tandem crucial quand la prison devient plus organisée — donc plus difficile à contourner.
Carolina Ramírez — Yael Rubial, la trajectoire intime qui élargit la série
Carolina Ramírez incarne Yael Rubial, personnage dont la biographie a été détaillée dans la communication officielle Netflix : une mère colombienne prise dans un engrenage, arrêtée, séparée de son enfant, et projetée dans une violence institutionnelle qui dépasse le “simple” drame carcéral.
Dans une série de clans, Yael est un pivot émotionnel : elle ramène le monde extérieur (la maternité, l’exil, l’injustice) et offre un contrepoint aux personnages déjà “endurcis”. Le casting de Ramírez renforce ce point de vue transnational et donne à Dans la boue un souffle latino-américain plus large que la seule Argentine.
Ana Rujas — Amparo “La Gallega” Vilches, la rivalité aristocratique devenue menace
Ana Rujas campe “La Gallega”, une détenue venue d’un autre monde social : éducation, luxe, criminalité “organisée” et sentiment de supériorité. Netflix décrit un personnage qui “va à pulsear el poder como sea” : elle ne cherche pas à s’intégrer, elle cherche à gouverner.
Rujas, connue pour des rôles très identifiés côté séries, apporte un poison narratif précieux : l’arrogance devient une arme, et la classe sociale un facteur de conflit interne. Dans un casting choral, elle permet de diversifier les tensions : ce n’est pas seulement “les gentilles contre les méchantes”, c’est aussi une guerre de cultures et de codes.
Valentina Zenere — Marina Delorsi, l’image publique comme condamnation
Valentina Zenere incarne Marina Delorsi, ex-modèle dont la trajectoire est construite autour d’un basculement brutal (accusation, condamnation, puis quête de vérité). Netflix insiste sur la façon dont sa beauté devient “problématique” en prison et déclenche une transformation.
Dans le casting, Zenere sert un point essentiel : Dans la boue ne raconte pas seulement la prison, mais ce que la prison fait aux corps, aux réputations, au regard des autres. Marina est un personnage “à métamorphose”, parfait pour une saison 2 qui promet un système plus violent et plus codifié.
Rita Cortese — Cecilia Moranzón, la puissance des seconds couteaux
Rita Cortese, annoncée dans l’ensemble principal de la série, apporte une densité immédiate à l’univers. Son personnage, Moranzón, s’inscrit dans la logique des figures d’expérience : celles qui savent ce que coûte une décision et ce que vaut un silence.
Dans une distribution aussi fournie, Cortese est typiquement le “ciment” : elle crédibilise les scènes de groupe, donne du poids aux confrontations et tire l’ensemble vers un réalisme plus rugueux.
Seconds rôles et personnages additionnels
La saison 2 mise sur un élargissement net, avec de nouveaux profils — et des retours qui ancrent la série dans l’ADN d’El Marginal.
Julieta Ortega — Helena : présentée comme une femme “mystérieuse”, ex-professeure d’histoire, vivant avec son fils dans le secteur familles du pénal. Son secret est annoncé comme un futur séisme narratif : c’est une entrée de casting pensée comme un moteur d’intrigue.
Inés Estévez — Beatriz Lanteri : intégrée à la liste des nouveaux rôles et personnages de la saison 2.
Érika de Sautu Riestra — Olga Giuliani : de retour, avec une évolution plus “ironique” (consultorio estético, quête affective), qui apporte une respiration dans un récit dur.
Camila Peralta — Soledad “Solita” Rodríguez : son arc est décrit comme plus autonome et plus risqué, notamment via un “amour secret” qui la met en danger.
Gerardo Romano — Sergio Antín : visage historique d’El Marginal, son retour relie directement les deux séries et ravive l’ombre du pouvoir “extérieur” sur la prison.
Juan Minujín — Miguel “Pastor” Palacios : autre pont majeur avec El Marginal, confirmé dans les retours et participations.
Et côté “participations spéciales”, la saison 2 joue aussi la carte événementielle : Pablo Rago, Victorio D’Alessandro, Osmar Núñez, L-Gante… un choix qui élargit l’audience potentielle et ancre la série dans la pop culture argentine du moment.
Secrets de casting, coulisses et choix artistiques
Le grand coup de la saison 2 n’est pas seulement de “rajouter des noms”. C’est de redessiner la hiérarchie dramatique grâce au casting.
La Gringa (Verónica Llinás) est un casting de “reset” : une nouvelle patronne, donc une nouvelle grammaire de la peur. Le récit peut repartir sans renier la saison 1.
Nicole (China Suárez) introduit une zone grise dans le camp adverse : ce n’est pas une simple soldate, c’est une relation intime avec la cheffe — donc une faille possible.
Helena (Julieta Ortega) apporte un mystère “extérieur à la prison”, presque un personnage à énigme, qui relance le feuilleton autrement que par la violence brute.
Autre choix révélateur : l’identité sonore. Des médias argentins indiquent que le thème musical original de la saison 2 est lié à María Becerra (en collaboration avec XROSS), un signal clair : Netflix veut que Dans la boue soit aussi un objet pop, partageable, “Discover-compatible”, pas uniquement une série de niche.
Réalisation et production
Sur le papier, la cohérence tient à un noyau dur : Sebastián Ortega reste le créateur et producteur/directeur général de l’univers, avec une production portée par Netflix et Underground (division de Telemundo Studios).
La saison 2 est annoncée comme réalisée par Alejandro Ciancio, avec une implication de Estela Cristiani (unité/réalisation selon les présentations), tandis que l’écriture est attribuée à Silvina Frejdkes, Omar Quiroga, Alejandro Quesada et Ortega.
Côté format, plusieurs sources concordent sur une saison de 8 épisodes, avec une durée annoncée autour de la quarantaine de minutes (variable selon épisodes), et une disponibilité sur Netflix à partir du 13 février 2026.
Réception critique et impact culturel
La réception de Dans la boue a été clivante dès la saison 1 : certaines critiques françaises ont pointé une noirceur jugée complaisante, voire une mise en scène trop “voyeuriste” de la violence.
À l’inverse, d’autres papiers ont insisté sur l’efficacité narrative, la rugosité de l’univers et la solidité d’un casting qui rend la série addictive malgré sa dureté.
Côté public, Netflix a lui-même donné des signaux forts. En 2025, In the Mud (titre international) a débuté n°1 du Top 10 global non-anglophone avec 5,6 millions de vues sur une semaine, selon la communication Tudum.
Et dans le rapport “What We Watched” (second semestre 2025), Netflix cite la saison 1 autour de 16M de vues (ordre de grandeur communiqué) — un indicateur qui explique pourquoi la saison 2 arrive rapidement et pourquoi le casting s’élargit au lieu de se resserrer.
En France, la série a aussi existé par la conversation : des articles ont relevé des frustrations d’abonnés autour de la disponibilité de certains éléments de version (notamment le doublage), preuve qu’au-delà de l’Argentine, la série a réellement circulé et été commentée.
Pourquoi ce casting fonctionne si bien aujourd’hui
Parce qu’il est construit comme une carte du pouvoir.
Une héroïne identifiée (Ana Garibaldi) : un centre de gravité émotionnel.
Une antagoniste structurelle (Verónica Llinás) : pas une “méchante”, un système incarné.
Des personnages-ponts (Juan Minujín, Gerardo Romano) : l’univers El Marginal reste vivant sans phagocyter la série.
Des ajouts pop (China Suárez, L-Gante, etc.) : une stratégie de distribution qui mélange prestige local, notoriété et curiosité.
Surtout, Dans la boue ne se contente pas d’aligner des noms : elle distribue des fonctions dramatiques. Chaque arrivée (Helena, Nicole, La Gringa) est une nouvelle pièce sur l’échiquier. Et c’est précisément ce qui rend la saison 2 “regardable” dès la fiche casting : on comprend déjà que l’équilibre va exploser.
FAQ
Qui joue Gladys “la Borges” dans Dans la boue saison 2 ?
Ana Garibaldi reprend le rôle de Gladys Guerra, pilier de la série. Son retour à La Quebrada est le point de départ du nouvel affrontement de pouvoir.
Qui est la nouvelle cheffe de la prison en saison 2 ?
La Gringa Casares, incarnée par Verónica Llinás, prend la tête de La Quebrada. Elle impose un nouveau régime et redistribue les alliances.
Quel rôle joue China Suárez dans la saison 2 ?
Eugenia “China” Suárez interprète Nicole García. Le personnage est présenté comme une alliée imprévisible, liée à La Gringa et au système de privilèges.
Y a-t-il des retours de El Marginal dans Dans la boue saison 2 ?
Oui : des visages comme Juan Minujín (Pastor Palacios) et Gerardo Romano (Sergio Antín) sont mentionnés parmi les retours. Ces présences renforcent la continuité d’univers.
Combien d’épisodes compte la saison 2 et où la voir ?
La saison 2 est annoncée en 8 épisodes et est disponible sur Netflix à partir du 13 février 2026. Il suffit d’un abonnement pour la regarder en intégralité.
Faut-il voir la saison 1 (ou El Marginal) avant de commencer ?
La saison 2 se comprend mieux avec la saison 1, car les rapports entre clans et personnages s’y construisent. El Marginal n’est pas obligatoire, mais il ajoute des repères sur certains retours.
Notre conclusion
Avec sa saison 2, Dans la boue ne cherche pas à “faire plus” : elle cherche à frapper plus juste. Et c’est son casting qui fait la différence. Ana Garibaldi conserve un centre dramatique solide, Verónica Llinás impose une menace structurante, China Suárez injecte l’imprévisible, tandis que les retours d’El Marginal et les guests élargissent le terrain de jeu. Résultat : une distribution pensée comme une machine à tensions — et une raison évidente de replonger dans La Quebrada dès aujourd’hui.
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