Tout le monde découvre aujourd’hui la défense très commentée de Mimie Mathy. Pourtant, la comédienne avait déjà employé en juin le mot qui allait devenir le centre de la polémique autour de Patrick Bruel. Entre les deux prises de parole, la formulation s’est durcie et le contexte a profondément changé.
Le 2 septembre 2026, sur RTL, Mimie Mathy a estimé que Patrick Bruel avait été « plus harcelé que harceleur ». Cette phrase a immédiatement déclenché de nombreuses réactions, puis une réponse directe de Flavie Flament dans C à vous. Mais la position de l’actrice ne date pas de cette rentrée.
« Plus harcelé que harceleur » : la phrase qui embrase le Web
Interrogée par RTL le 2 septembre, Mimie Mathy a réagi à l’annulation de la tournée de Patrick Bruel. Elle a regretté que le chanteur se sente obligé de renoncer à ses concerts et a défendu l’idée que le public devait pouvoir décider d’y assister ou non.
La comédienne a aussi évoqué les emplois liés à la tournée et rappelé que la justice ne s’était pas encore prononcée. Selon RTL, Patrick Bruel est mis en examen dans quatre dossiers concernant des accusations de violences sexuelles. Il conteste les faits qui lui sont reprochés et demeure présumé innocent.
Cette prise de parole appartient à une séquence médiatique où chaque mot prend un poids particulier. Comme l’a montré récemment une autre affaire impliquant une personnalité de l’audiovisuel, une déclaration publique ne dispense jamais de distinguer ce qui est reconnu, ce qui est allégué et ce que la justice doit encore établir.
Mais Mimie Mathy parlait déjà d’un Patrick Bruel « harcelé de partout »
Le détail oublié remonte à la fin du mois de juin. Dans un entretien accordé à Ciné-Télé-Revue, puis repris par Public, Mimie Mathy expliquait que Patrick Bruel avait probablement connu une période durant laquelle il était très demandé et « harcelé de partout ».
Le même champ lexical était donc déjà là, plus de deux mois avant le désormais viral « plus harcelé que harceleur ». Cette continuité change la lecture de la séquence actuelle : Mimie Mathy n’a pas soudainement adopté cette idée en septembre. Elle l’avait déjà formulée au début de l’été.
Le mot reste néanmoins ambigu. En juin, il décrivait dans son propos la pression et la sollicitation autour d’un artiste célèbre. En septembre, il est placé en opposition directe avec « harceleur », dans un contexte judiciaire. La proximité des termes ne signifie donc pas que les deux phrases sont strictement équivalentes.
Ce qu’elle disait alors sur la défense et la protection des femmes
La différence la plus notable se trouve dans la suite de sa déclaration de juin. Mimie Mathy affirmait être avant tout favorable à la défense et à la protection des femmes, avant d’appeler à laisser la justice travailler. Le Journal des Femmes avait également relayé cette précision.
En septembre, son intervention s’est davantage concentrée sur Patrick Bruel, l’annulation de ses concerts, son entourage professionnel et la liberté de choix du public. On peut constater ce déplacement d’accent sans lui prêter une intention que ses déclarations ne permettent pas d’établir.

Flavie Flament répond et se dit « estomaquée »
Le 5 septembre, Flavie Flament a réagi dans C à vous. L’animatrice, qui fait partie des femmes ayant déposé plainte contre Patrick Bruel, s’est dite « absolument estomaquée » par les propos de Mimie Mathy. Elle a aussi reproché à certaines femmes de ne pas avoir un mot pour celles qui dénoncent des violences.
Dans l’article consacré à cette séquence, Le Parisien rappelle que Flavie Flament accuse le chanteur de l’avoir violée en 1991. Cette accusation est contestée par Patrick Bruel et n’est pas présentée ici comme un fait judiciairement établi.
Mimie Mathy défend Patrick Bruel mais assure ne pas être une amie proche
Après le tollé, Mimie Mathy a précisé sa position. Elle a affirmé respecter les victimes et ne pas prendre parti, tout en parlant d’une « mise à mort bizarre ». Elle a également déclaré n’avoir personnellement jamais vu Patrick Bruel forcer quelqu’un. Son expérience personnelle ne permet toutefois pas de conclure sur les faits examinés par la justice.
Autre tension révélatrice : la comédienne assure ne pas être une amie proche du chanteur. Elle l’a néanmoins beaucoup côtoyé, notamment au sein des Enfoirés, dit avoir de ses nouvelles et ne pas le sentir bien. Cette proximité professionnelle éclaire sa prise de parole, sans la transformer en témoignage sur les dossiers judiciaires.
Louane et Dominique Besnehard illustrent une fracture du spectacle
La controverse dépasse désormais les deux personnalités. Sur RTL, Louane a déclaré qu’elle aurait été gênée de voir Patrick Bruel monter sur scène ou participer aux Enfoirés. Elle a appelé à prendre du recul pendant que la justice suit son cours. À l’inverse, Dominique Besnehard a rejoint une partie du raisonnement de Mimie Mathy en évoquant lui aussi un Patrick Bruel « plutôt harcelé » à une période de sa vie, tout en apportant des nuances.
Ces réactions montrent que la discussion porte autant sur le comportement attendu du monde du spectacle face aux accusations que sur la carrière du chanteur. Les artistes qui souhaitent comprendre ce que couvrent concrètement une autorisation et l’exploitation de leur image peuvent consulter le guide YCP sur le droit à l’image et les contrats. Une annonce active recherche par ailleurs un groupe de musique irlandaise pour un tournage télévisé à Paris.
La phrase de juin n’efface donc pas celle de septembre. Elle révèle plutôt une continuité dans le vocabulaire de Mimie Mathy, tandis que le contexte et la force de son propos ont changé. Patrick Bruel conteste les accusations portées contre lui. Les procédures en cours devront établir les faits, et la présomption d’innocence demeure.

